La police algérienne a annoncé, ce vendredi 21 août, avoir réalisé l’une des plus importantes saisies de son histoire. L’opération, menée dans l’ouest du pays, a permis de mettre la main sur 10,4 millions de capsules de prégabaline et 33,4 kg de cocaïne. Vingt-cinq personnes ont été interpellées.
Les services de la Sûreté nationale ont démantelé un réseau criminel international organisé, spécialisé dans le trafic illicite de stupéfiants. L’opération a duré sept mois, mobilisant les unités d’élite du Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS).
Saisie massive de psychotropes et de cocaïne : l’opération qui a marqué l’Algérie
Les enquêteurs ont mis au jour une filière bien structurée, qui opérait depuis plusieurs mois dans la région ouest du pays. Les produits étaient conditionnés, cachés puis distribués à travers le territoire algérien.
Au total, ce sont plus de 10 tonnes de prégabaline qui ont été retirées du marché, une substance détournée de son usage médical et très recherchée par les consommateurs de psychotropes. La cocaïne saisie, d’une pureté élevée, était destinée à alimenter les réseaux de revente locaux.
- 10,4 millionscapsules de prégabaline saisiesrecord pour une seule opération
- 33,4 kgde cocaïne retiréedestinée aux réseaux locaux
- 1,5 milliardde centimes en liquideproduit des ventes précédentes
- 25personnes interpelléesen garde à vue
Un coup dur porté au trafic international de stupéfiants
L’opération a été présentée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) comme la plus importante jamais réalisée en une seule intervention. Les forces de l’ordre ont travaillé sur des renseignements précis, recueillis pendant plusieurs mois.
Selon un officier impliqué dans l’enquête, la coordination entre les différentes unités a été déterminante. Les soupçons portaient sur un groupe criminel aux ramifications multiples, actif dans plusieurs wilayas et entretenant des liens avec des fournisseurs étrangers.
Le démantèlement de ce réseau constitue un véritable coup d’arrêt pour le trafic de prégabaline, qui connaît une recrudescence alarmante en Algérie. Les autorités judiciaires ont été saisies et une information judiciaire a été ouverte.
Prégabaline et cocaïne : des quantités records pour une seule opération
La saisie de 10,4 millions de capsules de prégabaline représente un record absolu pour une opération unique. À côté de cela, les policiers ont également découvert 33,4 kg de cocaïne, probablement destinée à une clientèle plus aisée.
Une importante somme d’argent a été retrouvée sur place : pas moins de 1,5 milliard de centimes en liquide, sans doute le produit des ventes précédentes. Ce butin a été confisqué, ainsi que plusieurs véhicules utilisés par le réseau.
- 🚔 10,4 millions de capsules de prégabaline saisies
- ❄️ 33,4 kg de cocaïne retirés de la circulation
- 💵 1,5 milliard de centimes saisis en numéraire
- 👮 25 personnes interpellées et placées en garde à vue
- 🚗 Plusieurs véhicules et téléphones saisis
Sept mois d’enquête pour démanteler un réseau criminel organisé
L’ affaire n’a pas débuté par hasard. Les policiers du SCLTIS ont commencé à surveiller ce réseau au début de l’année 2026, après plusieurs signalements de pharmacies constatant des achats suspects de prégabaline.
Des filatures, des écoutes téléphoniques et des surveillances discrètes ont permis de cartographier le fonctionnement de l’organisation. Le déclenchement de l’opération a eu lieu la semaine dernière, simultanément dans plusieurs communes de l’ouest algérien.
Le rôle clé du Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants
Cette unité d’élite, rattachée à la DGSN, est spécialisée dans les affaires complexes de criminalité transnationale. Ses enquêteurs travaillent souvent plusieurs mois sur un même dossier, en collaboration avec les parquets compétents.
La discrétion est de mise pendant les investigations, afin de ne pas alerter les suspects. Les perquisitions, elles, sont menées avec une grande précision pour garantir la validité des preuves devant la justice.
Ce succès conforte la stratégie algérienne de lutte contre les stupéfiants, qui vise à frapper les têtes de réseau plutôt que les simples consommateurs.
25 personnes interpellées et 1,5 milliard de centimes saisis
Les personnes arrêtées sont soupçonnées de participation à un réseau criminel organisé, de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent. Certaines d’entre elles ont déjà un casier judiciaire chargé dans ce domaine.
L’argent saisi, en billets de banque algériens, sera versé au Trésor public après décision de justice. Les enquêteurs s’interrogent toutefois sur l’existence d’autres comptes bancaires ou biens immobiliers acquis grâce aux bénéfices de ce commerce illégal.
| Élément saisi | Quantité | Valeur estimée |
|---|---|---|
| Prégabaline (psychotropes) | 10,4 millions de capsules | Plusieurs milliards de centimes |
| Cocaïne | 33,4 kg | Très élevée (marché noir) |
| Argent liquide | 1,5 milliard de centimes | 1,5 milliard de centimes |
| Véhicules | 5 | À déterminer |
L’impact de cette opération antidrogue sur la sécurité nationale
Cette intervention intervient dans un contexte où la consommation de psychotropes, notamment la prégabaline, est devenue un véritable problème de santé publique en Algérie. Les autorités veulent montrer qu’elles agissent avec fermeté.
Le terme « opération antidrogue » prend ici tout son sens, puisque les saisies permettent d’éviter l’arrivée sur le marché de millions de doses qui auraient inondé les villes et les campagnes.
Une réponse ferme face au fléau des psychotropes
En 2025, l’Algérie avait déjà annoncé la saisie de 43,4 millions de comprimés psychotropes sur l’ensemble de l’année. Cette nouvelle opération montre une accélération de la lutte, avec des résultats encore plus spectaculaires en une seule fois.
Les services de sécurité ont développé des techniques d’investigation modernes, et la coopération internationale s’est renforcée sur les flux financiers liés à la drogue. La justice algérienne se montre également plus sévère avec les trafiquants condamnés à de lourdes peines.
La coopération internationale et les perspectives
Les réseaux de ce type bénéficient souvent de complicités à l’étranger, que ce soit pour l’importation des substances ou pour le blanchiment de l’argent. Les enquêteurs algériens échangent des informations avec leurs homologues de plusieurs pays.
Une question demeure : d’autres filières similaires sont-elles encore actives ? Les autorités appellent la population à signaler tout comportement suspect, en rappelant que la lutte contre la criminalité est l’affaire de tous.
Les 25 suspects déférés devant la justice devront répondre de leurs actes devant le tribunal. Si la peine maximale est requise, certains risquent la prison à vie. L’affaire n’est pas close pour autant, car les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier d’éventuels complices et démanteler d’autres ramifications.
Ce coup de filet envoie un signal fort aux trafiquants : l’Algérie ne compte pas relâcher la pression.
Les vraies questions sur cette saisie record
Est-ce que la prégabaline est vraiment dangereuse ?
C'est un médicament détourné de son usage, très addictif. Les autorités la traquent activement.
Comment la police a mis autant de temps avant d'interpeller les suspects ?
Les filatures, écoutes et surveillances discrètes ont permis de cartographier le réseau. Sept mois de travail pour frapper les têtes, pas seulement les petits revendeurs.
Ça veut dire quoi, un réseau criminel international ?
Des fournisseurs étrangers alimentaient des relais locaux. La drogue était conditionnée, cachée puis distribuée dans plusieurs wilayas.
Où finissent les produits saisis ?
Souvent détruits après la procédure judiciaire. L'argent et les véhicules sont confisqués, et le parquet décide de la suite.
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Journaliste d’investigation algérien, né le 4 avril 1984 à Alger. Ancien reporter pour Le Midi Libre, Le Temps d’Algérie et El Watan, il fonde Algérie Part en 2019 après avoir dirigé la rédaction du site Algérie-Focus. Installé en France depuis 2018, il continue de couvrir l’actualité algérienne avec un journalisme d’analyse enraciné dans le terrain, défendant une presse libre et exigeante face aux pouvoirs. Sa signature s’affirme dans les enquêtes de fond, l’analyse politique et la mise en lumière des sujets sensibles du Maghreb.