La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain a d’abord circulé comme une information non confirmée. Selon les éléments communiqués par le cabinet royal, le roi Mohammed VI l’a ensuite chargée de former le nouveau gouvernement, le 29 septembre.
Cette décision ferait d’elle la première femme cheffe du gouvernement dans l’histoire du Maroc. Elle intervient six jours après les élections législatives du 23 septembre, remportées par le Parti Authenticité et Modernité (PAM), avec 97 sièges.
Fatima Ezzahra El Mansouri nommée cheffe du gouvernement marocain
Le roi Mohammed VI a reçu Fatima Ezzahra El Mansouri au palais royal de Rabat, mardi 29 septembre. Le communiqué royal lui confie la mission de former le prochain gouvernement.
Le délai de six jours entre le scrutin et l’annonce de son nom a été décrit comme inhabituellement long dans la vie politique marocaine. La désignation tranche avec les spéculations autour d’autres responsables du PAM, dont Fouzi Lekjaa et Mehdi Bensaid.
À sa sortie du palais, El Mansouri a annoncé que les consultations commenceraient au sein de son parti. Elles doivent ensuite s’élargir aux autres formations pour bâtir une coalition au Parlement. 🏛️
- 2008
Elle rejoint le Parti Authenticité et Modernité dès sa création.
- 2009
Élue maire de Marrakech, deuxième femme à diriger une grande ville du pays.
- 2015
Elle quitte la mairie après un premier mandat.
- 2021
Retour à la mairie et entrée au gouvernement d'Aziz Akhannouch.
- 2024
Elle intègre le comité collégial de direction du PAM comme coordinatrice nationale.
- 29 septembre
Le roi Mohammed VI la charge de former le gouvernement.
Une nomination historique après la victoire du PAM
Avec 97 sièges remportés le 23 septembre, le PAM est arrivé en tête des élections législatives. La nouvelle cheffe du gouvernement devra toutefois obtenir l’appui d’autres partis pour former une majorité parlementaire.
Son profil a été préféré à celui de figures également citées dans les discussions autour du poste. Sa connaissance des rouages du PAM et de la Chambre des représentants pourrait peser dans les négociations à venir.
Le parcours politique de Fatima Ezzahra El Mansouri
Avocate de formation, Fatima Ezzahra El Mansouri a rejoint le PAM dès sa création, en 2008. Elle a intégré son comité collégial de direction en 2024 et en était la coordinatrice nationale.
Son parcours s’est aussi construit à Marrakech. Élue maire en 2009, elle est devenue la deuxième femme à diriger une grande ville marocaine, après Assma Chaâbi à Essaouira. Après avoir quitté la mairie en 2015, elle y est revenue en 2021.
Au niveau national, elle a exercé trois mandats de députée dans la circonscription de Medina Sidi-Youssef. En 2021, elle a rejoint le gouvernement d’Aziz Akhannouch comme ministre chargée de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
Les principales étapes de son parcours
- 📍 2008 : elle rejoint le Parti Authenticité et Modernité à sa création.
- 🏙️ 2009 : elle est élue maire de Marrakech pour la première fois.
- 🗳️ 2015 : elle quitte la mairie après son premier mandat.
- 🏛️ 2021 : elle reprend la mairie et entre au gouvernement comme ministre.
- 🤝 2024 : elle rejoint le comité collégial de direction du PAM.
- 👑 29 septembre : le roi Mohammed VI la charge de former le gouvernement.
Ce parcours relie responsabilités locales, mandat parlementaire et expérience ministérielle. Cette combinaison constitue un atout pour mener les consultations, même si la composition de la future coalition reste à négocier.
| 📌 Repère | Fonction ou événement | Enjeu politique |
|---|---|---|
| 🗳️ 23 septembre | Le PAM obtient 97 sièges aux législatives | Le parti arrive en tête du scrutin |
| 🏙️ Depuis 2021 | El Mansouri est maire de Marrakech | Une expérience à la tête d’une grande ville |
| 🏛️ Depuis 2021 | Elle occupe un portefeuille ministériel | Une expérience au sein du gouvernement sortant |
| 👑 29 septembre | Le roi la charge de former le gouvernement | Début des consultations pour bâtir une majorité |
Former une coalition, premier défi de la nouvelle cheffe du gouvernement
La nomination ne clôt pas les tractations politiques. Le PAM devra discuter avec les autres partis représentés au Parlement pour réunir une majorité et répartir les responsabilités gouvernementales.
El Mansouri a annoncé que les échanges débuteraient en interne avant de s’ouvrir aux autres formations. Le choix des partenaires et l’équilibre des portefeuilles donneront la première mesure de sa capacité à rassembler.
Son expérience de maire, de députée et de ministre constitue une base politique solide. La prochaine étape se jouera dans les négociations parlementaires et dans la rapidité avec laquelle un nouvel exécutif pourra être constitué. 🤝
Les questions qui traînent encore
C'est vraiment la première femme à ce poste au Maroc ?
Elle serait la première cheffe de gouvernement du pays, oui. Le communiqué royal du 29 septembre lui confie la mission de former le gouvernement, du jamais vu dans l'histoire marocaine.
Pourquoi six jours entre les élections et l'annonce ?
Ce délai a été décrit comme inhabituellement long dans la vie politique du pays. Il a nourri les spéculations autour d'autres noms du PAM, Fouzi Lekjaa et Mehdi Bensaid notamment.
Elle a déjà dirigé quelque chose avant ?
Deux mandats de maire à Marrakech, à partir de 2009 puis de nouveau depuis 2021. Ajoutez trois mandats de députée à Medina Sidi-Youssef et un portefeuille ministériel depuis 2021.
Sa nomination suffit à former un gouvernement ?
Pas du tout. Il faut encore une majorité au Parlement. Les consultations démarrent en interne au PAM, puis s'élargiront aux autres formations pour bâtir la coalition.
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Journaliste d’investigation algérien, né le 4 avril 1984 à Alger. Ancien reporter pour Le Midi Libre, Le Temps d’Algérie et El Watan, il fonde Algérie Part en 2019 après avoir dirigé la rédaction du site Algérie-Focus. Installé en France depuis 2018, il continue de couvrir l’actualité algérienne avec un journalisme d’analyse enraciné dans le terrain, défendant une presse libre et exigeante face aux pouvoirs. Sa signature s’affirme dans les enquêtes de fond, l’analyse politique et la mise en lumière des sujets sensibles du Maghreb.